Un trajet de cinq heures qui se transforme en des JOURS DE DÉCOUVERTE
Le majestueux fleuve Saint-Jean est une véritable merveille naturelle. Ses eaux coulent sur 400 km, abreuvant parmi les meilleures terres agricoles au Canada (les agriculteurs en tirent souvent deux récoltes par an). Ce cours d’eau a d’abord attiré les Malécites, puis les colons français, premiers Européens à s’installer sur ses rives, en remontant de son embouchure jusqu’à l’emplacement actuel de Fredericton.
En 1783, après la Révolution américaine, des milliers de réfugiés loyalistes arrivèrent des treize colonies. Ils traversèrent la frontière pour s’établir dans ce qui est aujourd’hui le Nouveau-Brunswick afin de pouvoir rester fidèles à la Couronne britannique. Ils étaient si nombreux à mettre pied à terre à l’embouchure du fleuve Saint-Jean que dès 1785, ils furent en mesure d’incorporer Saint John, la première ville de ce qui deviendrait un jour le Canada.
Au début du 19e siècle, des colons d’Irlande et d’Écosse, chassés de leur pays en raison de pressions politiques et économiques croissantes, commencèrent à arriver en grands nombres au Nouveau-Brunswick. Dès le début des années 1830, la vague d’immigration irlandaise était devenue une véritable marée, et à la suite de la grande famine des années 1840, un raz de marée. À la fin du siècle, l’immigration au Nouveau-Brunswick s’est considérablement atténuée, mais on venait toujours s’y installer à partir de tous les pays du monde. Aujourd’hui, bien que ses racines autochtones, françaises, irlandaises, écossaises et anglaises soient toujours profondes, le Nouveau-Brunswick jouit d’un patrimoine multiculturel et spirituel bien à lui.