Un délice pour le palais!
En avril et mai, les tendres pousses de fougère émergent du terreau humide des berges des rivières et ruisseaux. Recroquevillées sur elles-mêmes, elles doivent à leur allure de colimaçon leur nom de « crosses de fougère » ou « têtes de violon ».
Repérez les tiges de un à deux pouces (moins de 5 cm) coiffées d’un rouleau compact qui se révèle bien vert dès qu’on en enlève la pellicule brune, dont la texture rappelle le papier de soie. Ne confondez pas la fougère-à-l'autruche avec la fougère aigle (Pteridium Aquilinum). Cette dernière, d’un vert un peu plus pâle et aux pousses couvertes d’un duvet gris argenté, n’est pas comestible. Les deux poussent dans les mêmes zones.
Si la cueillette de la crosse de fougère est une activité bien agréable, on peut aussi s’en procurer dans les marchés agricoles, les comptoirs de bord de route et les épiceries de la province.
Elle s’apprête de la même manière qu’un légume vert ferme comme l’asperge ou le brocoli. Laver et faire cuire dans de l’eau bouillante légèrement salée (10 min) ou à la vapeur (20 min). Servez-la immédiatement avec du beurre, ou inspirez-vous de recettes locales. Les crosses de fougère ne devraient pas être mangées crues, car leur amertume risque de troubler les estomacs!
Pour faire durer le plaisir malgré la courte saison, on peut congeler les crosses de fougère. Pour en conserver toute la saveur, il suffit de les blanchir (2 min), de les faire refroidir et égoutter, puis de les mettre au congélateur dans un contenant étanche.
Les crosses de fougère sont une bonne source de vitamines A et C et de minéraux : niacine, magnésium, fer, potassium, zinc et phosphore. Profitez de votre séjour pour goûter à ce délice printanier tendrement naturel!